
Nous portons le même nom.
Mais je ne dirais pas que je te connais.
Je n’en ai pas la prétention.
Bien connue, avec précision. Non.
Je ne te sais ni dans l’intimité, ni dans toutes tes qualités. Ni dans tes émotions.
De Noëls en réunions de famille,
De ta voix je retiens le son.
Un timbre qui en impose. Roque.
Pas que la faute à la clope. Ça non !
La faute aussi à ta classe naturelle. Une forme de distinction.
Cette élégance libre qui force le respect. Suscite l’admiration.
De (trop) loin, c’est vrai. Je l’admets.
Parce que c’est comme ça, parfois, avec les gens qui nous font forte impression.
On reste un peu à l’écart. On a peur de leur déception.
Si ce que je lui disais n’était pas à la hauteur de sa conversation ?
Comme avec mes cousins. Tes enfants. Que je suis certes discrètement, mais avec attention.
Ils ont ton charisme. Ton panache. Ta détermination.
Ils savent déplacer des montagnes. Vivre à la hauteur de leurs convictions.
Quand on est enfant, tu sais, ça fout presque un peu les jetons.
On préfère rester dans l’observation.
Quand j’y pense : qu’est ce que c’est con ! On passe à côté de belles relations.
Tu fais partie de mon paysage.
Depuis toujours, je te sais dans mes parages.
Dans la famille, même si pas sur les mêmes rivages.
De toi souvent il est question. Même lorsque peu, nous nous voyons.
Par mon père, souvent, l’évocation de ton prénom, Danièle. Avec de la tendresse. Et toujours cette même affection.
Dans sa vie tu as joué un rôle indéniable. De ceux qui se ressentent, même sans le son.
Je crois que tu l’as deviné avant que nous nous connaissions.
Chez les Kertudo, on n’est pas forts en communication.
Si tout cela n’est qu’un voyage,
Je te le souhaite à ton image.
Tu peux être fière de ton ouvrage.
Ta trace est là. On s’y engage.